Face au coronavirus, le Gouvernement veut aider les entreprises.

Lors de son allocution du jeudi 12 mars, le président de la République a annoncé la mise en place de mesures pour venir en aide aux entreprises, massivement touchées par l’épidémie du coronavirus.

Le président de la République a annoncé dans son allocution qu’il allait mettre en place des mesures exceptionnelles pour éviter des faillites d’entreprises. Certaines mesures sont déjà en place, à l’instar du chômage partiel.

Lorsque l’activité d’une entreprise s’effondre, le dirigeant peut demander à bénéficier de ce dispositif afin d’éviter d’avoir à licencier ses salariés. Le nombre d’entreprises en faisant la demande augmente sans cesse : hier 10 fois plus d’entreprises en avaient fait la demande qu’une semaine auparavant.

Si le chef d’entreprise n’a plus assez d’activité pour fournir à ses salariés du travail à temps plein, il bascule alors dans le chômage partiel. Cela signifie que les salariés touchent au mieux 84% de leur salaire net (exception pour les employés au SMIC qui touchent 100%).

Venir en aide aux entreprises

L’idée est donc d’élargir ce dispositif qui coûte environ 3 000 € par salarié et d’éviter les licenciements.

Dans un souci de sécuriser la trésorerie des entreprises, le président a annoncé la possibilité d’une pause pour les échéances qui arrivent : charges sociales, impôt sur les sociétés, TVA… Jusqu’à nouvel ordre les dirigeants peuvent donc demander la suspension de ces règlements.

De plus, la Banque Publique d’Investissement va se porter caution sur 90% des prêts accordés aux entreprises afin que les banques ne coupent pas les financements et les crédits.

Des efforts « quoi qu’il en coûte »

Elles pourront continuer à emprunter et à investir. Les remboursements de prêts qui existent déjà seront étalés. Payer uniquement les intérêts d’emprunt et pas le capital, voire rallonger la durée d’un prêt pour réduire les mensualités.

Le tout est de savoir combien de temps ces mesures vont durer. Les entreprises aimeraient que certaines échéances soient carrément effacées. Les restaurateurs, hôteliers, traiteurs, aimeraient quant à eux qu’on suspende le malus sur les CDD pour cette année car ils risquent d’embaucher des extras pour rattraper les contrats des événements reportés de quelques mois.

Toutes ces mesures auront un coût très important, mais le gouvernement a bien l’air décidé à tout mettre en œuvre pour aider les entreprises « quoi qu’il en coûte ».